Posté par quebecpol le novembre 18, 2008
Pauline Marois traîne comme un boulet au pied ses fameuses suppressions de postes d’infirmières en 1997 qu’elle avait eues à faire dans le cadre de la lutte contre le déficit, dans un contexte où les grandes banques et d’innombrables analystes financiers avaient clairement sonné l’alarme sur l’état des finances publiques du Québec.
C’est un dossier très complexe et la chef du PQ peine à trouver les mots pour s’expliquer et pouvoir enfin passer à autre chose. Si j’étais l’un de ses stratèges politiques, je lui recommanderais d’avoir une attitude beaucoup plus offensive dans ce dossier. Elle aurait avantage, par exemple, à utiliser des métaphores simples, mais bien adaptées à ce qu’elle souhaite dire. Une belle idée de métaphore ? La chimiothérapie! Quand un cancer est dans un état avancement assez grave, la simple radiothérapie ne suffit plus, il faut utiliser la chimiothérapie. Or celle-ci, bien qu’elle ait pour objectif de détruire les cellules cancéreuses, a aussi pour effet secondaire de tuer aussi de bonnes cellules. On ne souhaite à personne d’avoir à subir de tels traitements, mais ils sont malheureusement parfois nécessaires à la guérison. Si j’étais Pauline Marois, c’est le genre d’explication que j’utiliserais plutôt que de me perdre dans les fleurs du tapis.
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Posté par quebecpol le novembre 18, 2008
Mario Dumont aurait-il commis une gaffe en refusant d’aller à la populaire émission Tout le monde en parle ? Il est possible que oui, car quoi qu’on en dise, le passage des chefs à cette émission à la veille des élections est rapidement devenu une sorte de petite tradition, qui n’aura bien évidemment jamais l’importance de la participation au débat des chefs, mais qui a tout de même une certaine importance symbolique. Par ailleurs, dans la situation actuelle, il est compréhensible que Dumont soit craintif à l’idée de s’y présenter, il aurait probablement à répondre à de nombreuses questions plutôt embarrassantes et il est probable que le simple fait de passer à l’émission puisse être contre-productif pour l’ADQ. Cependant, si dans la situation actuelle il risque d’aggraver sa situation en se présentant sur le populaire plateau de télévision, je crois que le coût de ne pas y aller sera encore plus grand car hormis les adéquistes convaincus, je crois que le reste de la population aura tendance à voir sa non participation de manière négative.
Aussi, avec ses récentes déclarations au sujet de l’émission et de l’entrevue accordée à Jean Charest en 2007, Mario Dumont vient de se rendre la tâche encore plus difficile. Il devient maintenant très peu probable qu’il puisse changer d’idée et aller se présenter devant Guy A. Lepage sans pour autant avoir l’air de faire une volte-face maladroite. Par ailleurs, faire de fausses déclarations sur cette émission, ce qui semble ici être le cas, est tout sauf une bonne idée. Il est fort à parier que Lepage profitera de l’introduction de la prochaine émission pour rétablir les faits, ce qui pourrait mettre Dumont dans l’embarras.
En décidant d’abord de ne pas aller à l’émission, Dumont a fait une erreur stratégique. Il s’est bien rendu compte qu’une participation risquait bien davantage de lui coûter des votes que de lui en apporter, mais il n’a pas compris que le prix à payer pour une non-participation était peut-être plus grand. Alors qu’il a eu à s’expliquer sur son choix, Dumont a aggravé son cas, il a contribué à ramener sa décision dans l’espace médiatique et pire, il vient d’augmenter le coût de sa non-participation. Également, si finalement il changeait d’idée, il aura également rendu son passage plus difficile et aura donc lui-même contribué à augmenter le coût lié à sa participation.
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