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Archive pour 'Actualité politique' Categorie


Le sondage Crop Lapresse du 30 Janvier

Publié par quebecpol sur janvier 30, 2008

Un petit mot pour vous dire qu’avec ce dernier sondage, ma prévision demeure inchangée. Il faudra donc véritablement commencer à se demander vers quel parti tendent les indécis qui sont somme toute très nombreux dans ce sondage.

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Mais que se passe-t-il aux États-Unis?

Publié par quebecpol sur janvier 5, 2008

La victoire de Barack Obama en Iowa semble surprendre les observateurs, pourtant ce qui me surprend, moi, c’est bien davantage la réaction à cette victoire. Peut-être suis-je très jeune, mais je n’avais jamais vu les États-Unis dans un tel état. Si la sénatrice Clinton est certainement une candidate de taille et qu’il ne faut surtout par la croire déjà battue, il faut tout de même admettre qu’Obama possède ce merveilleux don d’inspirer, chose rare chez un être humain, et qui par ailleurs remonte à très longtemps aux États-Unis. Non seulement un tel charisme remonte-t-il à très longtemps chez nos voisins, il commence également à se faire attendre chez nous!

J’ai fait le tour des grands médias américains et j’en tire l’impression qu’il se passe actuellement quelque chose qui ne saurait encore être dûment nommé. Non seulement le sénateur Obama attire-t-il l’attention des démocrates, il va plus loin et touche la fibre de « l’âme » des Américains.

Son discours est habile, il joue sur plusieurs registres en même temps, se faisant donc polysémique. Il demeure pourtant précis en ce que dans ces multiples sens, il se fait précisément comprendre de la manière souhaitée par les différents groupes qu’il vise. Un superbe exemple de polysémie du discours : « They said this day would never come ». La première phrase de son discours de victoire en Iowa qui veut dire plusieurs choses. D’abord, qu’un « rêveur » puisse être victorieux contre le « réalisme », idée très puissante aux États-Unis. Cela veut aussi dire « on croyait que je n’étais qu’un phénomène éphémère, bien joli, mais pas assez solide pour gagner quoi que ce soit », chose qui fut abondamment véhiculée par les médias américains. Mais surtout cette phrase, sans pourtant que le sujet soit abordé directement ( il n’en parle nulle part dans son discours ), parle d’un noir qui gagne une élection, qui a une véritable chance de devenir président.

Obama est habile, crédible et inspirant. Si John Edwars et la sénatrice Clinton demeurent d’excellents candidats. Il faut prendre conscience que maintenant Obama jouit d’un avantage : il n’a pas autant qu’eux le besoin de se démarquer de ses concurrents de par ses idées proprement politiques, ce parce qu’il se démarque déjà d’eux naturellement, contrairement à eux il inspire les Américains, il les sort du cynisme au moment où ils en ont le plus besoin.

Finalement, pour prendre conscience de l’importance de l’effet que Barack Obama a sur les États-Unis actuellement, essayez simplement d’imaginer cette course sans lui? Croyez-vous vraiment qu’elle susciterait autant d’intérêt? Qu’est-ce qui fait en sorte que cette course est si passionnante? Ma réponse est : Barack Obama. Quelque chose se trame chez nos voisins, restons attentifs, ça risque d’être intéressant.

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Mise à jour… enfin!

Publié par quebecpol sur janvier 5, 2008

Voilà maintenant quelque mois que je n’ai pas eu le temps de mettre à jour ma prévision. Quelques sondages ont eu lieu depuis et on note une baisse significative de l’appui à l’ADQ. Je vous propose ici une mise à jour basée sur le dernier sondage Crop /Lapresse du 6 décembre dernier. Ce sondage date de près d’un mois, mais c’est ce que nous avons de plus récent. Par ailleurs, il faut s’attendre à ce que La presse publie un sondage sous peu, probablement cette fin de semaine, et nous pourrons alors faire les comparaisons qui s’imposent.

L’exercice que je propose ici sera intéressant dans la mesure où j’ai cette propension à croire que les réunions familiales des fêtes constituent un important « événement » pour l’évolution de l’intention de vote. Les gens se réunissent, se dégourdissent un peu puis, parlant de plein de sujets qui les touchent, abordent évidemment celui de la politique. Ce faisant, le fruit de leur discussion peut renforcer l’opinion que certains ont déjà, ce s’ils prennent conscience qu’ils ne sont pas seuls à penser de cette manière, ou encore mettre certaines personnes dans le doute si ces personnes se rendent compte qu’elles sont seules dans leur camp. En d’autres mots, les réunions familiales peuvent avoir un effet d’homogénéisation des opinions, donc de renforcement des tendances observables et d’accélération de leurs différents effets. Il sera donc intéressant de voir, lors du prochain sondage, si un tel renforcement s’est produit durant les fêtes.

La chute de l’ADQ

Quoi qu’il en soit, ma nouvelle prévision est en rupture avec la précédente qui datait du 29 août dernier. À ce moment, en fonction du plus récent sondage Crop /Lapresse alors disponible, mon modèle prévoyait un gouvernement adéquiste minoritaire : ADQ 51, PQ 42, PLQ 32. Aujourd’hui, mon modèle prévoit un gouvernement péquiste minoritaire avec le parti libéral à l’opposition officielle : PQ 50, PLQ 43, ADQ 32. On remarque donc bien évidemment la chute assez radicale de l’ADQ qui est survenu durant l’automne. En à peine quelques mois, l’ADQ a perdu environ vingt sièges dans l’intention de vote, sièges que se partagent maintenant le PQ et le PLQ.

Chose intéressante dans ce sondage, aucun des partis ne se chevauche vraiment dans la marge d’erreur : le PQ étant à 30 %, le PLQ à 27 % et l’ADQ à 22 % alors que la marge d’erreur est de + ou - 3,1 %. C’est donc dire que mathématiquement, il y a 19 chances sur 20 (soit une confiance mathématique de 95 %) que les positions des partis soient justes.

Le problème des indécis

Un seul problème demeure et c’est évidemment celui des indécis. Lors de la dernière élection, il aurait fallu donner 60 % des indécis du dernier sondage Léger marketing du 24 mars 2007 à l’ADQ pour obtenir le véritable résultat. Le problème est aujourd’hui complexe parce qu’il faut se rappeler qu’à ce moment, les électeurs adéquistes pouvaient facilement se croire marginaux et préféraient donc demeurer discrets en ne dévoilant pas leur intention de vote lors des sondages, se disant donc indécis. Toute la question est de savoir si un tel phénomène est encore d’actualité, avoir l’intention de voter pour l’ADQ est-il encore, pour une grande proportion de gens, quelque chose que l’on souhaite garder pour soi? Il est tout autant justifié d’en douter que de croire que oui, là est le problème. Après l’élection et durant l’été, l’ADQ était clairement en tête, c’est donc dire que les répondants n’avaient pas de crainte à se dire adéquistes, mais il demeure tout de même vrai que l’ADQ est publiquement ridiculisé, comme tous les partis soit, mais pour des raisons différentes qui pourraient pousser les adéquistes à la discrétion. Alors que l’on critique le PQ et le PLQ pour leurs positions proprement politiques, on critique principalement l’ADQ pour ce que nous pourrions appeler son « amateurisme » politique, le sketch du dernier ByeBye en constitue un excellent exemple. Il y a donc une différence dans la nature des attaques publiques qui sont faites à l’endroit de l’ADQ par rapport celles qui sont adressées au PQ et au PLQ. La question ici est de savoir si une telle situation pousse des répondants adéquistes à être plus discrets que ceux des autres partis.

Par prudence, j’ai préféré donner 60 % des indécis aux adéquistes dans la prévision que je vous présente aujourd’hui, ce parce que c’est ce que l’expérience de la dernière élection, seule expérience qui soit basée sur des faits, nous dicte de faire. En ce sens, que l’ADQ ait perdu autant de sièges dans mes prévisions, ce malgré une répartition des indécis qui l’avantage grandement devrait inquiéter Mario Dumont. D’abord, il est possible que l’ADQ continu de perdre des appuis, mais surtout, il est fort probable que, contrairement à la dernière élection, les adéquistes ne soient pas plus discrets que les électeurs des autres partis, ce qui voudrait alors dire que je surestime la position réelle de l’ADQ.

Il faut encore attendre la sortie du prochain sondage d’après Noël pour en avoir le cœur net

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La couverture médiatique de l’actualité politique

Publié par quebecpol sur juin 4, 2007

Aujourd’hui je souhaites vous amener sur le thème de la couverture journalistique de l’actualité politique. Il fut un temps où la télévision n’existait pas, où seuls les journaux et la radio permettaient de couvrir les différents événements dans une société. La télévision a bouleversé la manière dont on couvre la politique et ce d’abord parce qu’elle contraint le journaliste à accompagner son propos d’une image vidéo, que celle-ci soit réellement pertinente ou non.

Première considération : il faut bien réaliser que la télévision, en tant que médium, est la forme d’information la moins efficace qui soit. Pour fournir la même quantité et la même qualité d’information, la télévision nécessite l’envoi d’un journaliste et d’un caméraman sur les lieux d’un événement, une fois les images et les informations collectées, il faut alors passer en studio pour faire du montage, enregistrer une narration etc. Un seul reportage télévisuel requiert énormément de personnel. Pour livrer la même « quantité » d’information, le journaliste de presse écrite peut très bien travailler seul, et il en va presque de même pour le journaliste de la radio.

Également, au-delà de l’événement lui-même, la télévision requiert des images, même lorsqu’un événement à couvrir n’en a que peu à offrir. La publication d’un rapport quelconque est à ce titre un bel exemple. Deux ou trois hommes derrière une table faisant leur conférence de presse et résumant très rapidement leur propos. Bref, aucune image vraiment intéressante. Le journaliste ira alors chercher des images d’archives sur lesquelles il lira son texte afin de rendre le reportage plus dynamique. Ceci étant, bien souvent les images ne fournissent en elles-mêmes aucune information et le reportage télévisuel se différentie en ce sens très peu du reportage radio, hormis qu’il coûte plus cher à produire.

Or dans cette tentative de rendre l’image réellement importante, les journalistes doivent souvent pousser les choses un peu : au lieu de couvrir l’événement, il faut désormais le provoquer. Ainsi tentera-t-on d’assaillir un débuté quelconque et de lui poser des questions en espérant qu’il fasse une gaffe que les caméras pourront capter. Comme si une déclaration malhabile arrachée par la pression était un événement, comme si ce qui était vraiment important n’était pas les versions officielles publiées sur papier par le gouvernement et ce simplement parce que seules versions à être réellement mise en branle politiquement. Bien plus simple de parler de la gaffe de tel ministre plutôt que de se taper la lecture d’un rapport ennuyeux et d’en livrer une analyse synthétique à son public. Difficile par contre de mettre des images intéressantes dans le compte rendu d’un rapport de 200 pages.

Au travers cela s’est ajouté ces dernières années l’information en direct, qui non seulement nécessite de l’image, mais qui en plus nécessite qu’il se passe toujours quelque chose digne de faire la nouvelle. Il faut constamment quelque chose pour alimenter ces chaînes d’information qui n’en finissent plus « d’informer », quitte à se répéter durant des heures. Il n’y a donc plus d’analyse, puisque l’on présente la nouvelle « brutte », à peine demande-t-on a quelques commentateurs de livrer leurs impressions, toujours en direct, sans que personne n’ait eu le temps de réfléchir à quoi que ce soit.

Puis finalement, dans la paresse intellectuelle de certains médias, le comble demeure la création totale de la nouvelle. À ce titre, le sondage Léger-Marketing/TVA de cet hiver portant sur le racisme au Québec est un exemple particulièrement éclairant. Un sondage à la méthodologie très douteuse, réalisé en plus dans un moment très tendu et voilà que toute une semaine durant le réseau ne parlait que de ce sondage. Le sondage lui-même était devenu une nouvelle, une nouvelle produite par le réseau qui livre cette nouvelle. TVA a donc créé la nouvelle au lieu de la livrer, TVA est devenu acteur au lieu d’être un observateur. Ce problème est d’autant plus criant à TVA et à TQS du fait que ces deux réseaux sont très peu enclins à porter leur attention sur l’information internationale, réduisant bien évidement le nombre de « vraies » nouvelles potentielles.

Finalement, et ce peu importe le réseau, l’information télévisuelle tel qu’elle se fait actuellement étant complètement inadaptée à l’analyse en profondeur, hormis peut-être les reportages plus long (je pense à l’émission Les grands reportages), l’information politique est de plus en plus couverte sous son angle stratégique au détriment de l’angle strictement politique. Ainsi voit-on pulluler les émissions d’analyse du jeu politique où l’on se concentre sur les diverses stratégies utilisées par les politiciens afin de convaincre les électeurs. La situation est alors complètement ridicule : le téléspectateur (qui est fort probablement un électeur) bien assis dans son fauteuil se fait expliquer comment le vendeur tente de lui vendre la voiture au lieu de se faire informer sur les divers choix qui s’offrent à lui. Et on s’étonne de l’accroissement du cynisme dans la population ! Ce type d’information a pris une telle ampleur que même la presse écrite emboîte peu à peu le pas. Est-ce là ce que doit être l’information en démocratie ? La question se pose, elle se pose d’autant plus que les citoyens sont de moins en moins nombreux à se déplacer pour aller voter.

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L’autonomisme, une troisième voie ?

Publié par quebecpol sur juin 3, 2007

Depuis quelques années déjà et surtout durant la dernière campagne électorale, Mario Dumont a cherché à faire valoir sa position constitutionnelle et à la rendre crédible politiquement. Dumont a surtout tenté de se démarquer des positions dites « traditionnelles » du PQ et du PLQ, dépeignant ses adversaires comme de vieux politiciens encore prisonniers d’un débat stérile. Durant toute la dernière campagne il a évité d’associer sa position avec celles des vieux partis. « Êtes-vous fédéraliste ou souverainiste monsieur Dumont ? » Et Dumont de répondre systématiquement « Je suis autonomiste », comme si l’autonomisme était une solution à part des autres, qu’elle n’était pas impliqué dans la logique interne de ce débat dont les pôles demeurent souveraineté et fédéralisme, comme si être autonomiste c’était en soi avoir une position indépendante du débat souveraineté-fédéralisme.

Dumont jouait l’incrédulité, feignant de ne pas comprendre pourquoi tout le monde tentait constamment de ramener sa plateforme constitutionnelle à l’une des deux options « traditionnelles » et essayant de faire valoir l’autonomisme comme une position indépendante en elle-même. Il aurait alors fallu se mettre à croire qu’au Québec il y avait maintenant trois véritables positions : les souverainistes, les fédéralistes et les autonomistes.

De manière générale, on peut aisément dire que la position de l’ADQ n’a rien de nouveau, elle provient tout droit du rapport Allaire, du moins la première version du rapport, celle qui n’a pas été publiée et qui n’aurait pas eu besoin de tous ces addendums. Le tout se résume ainsi : une dernière chance au Canada et si ça ne marche pas on s’en va. Dumont, alors qu’il était président de la commission jeunesse du PLQ, a quitté le parti en colère après Robert Bourassa parce que ce dernier, alors que la seule solution était clairement devenu la souveraineté, n’a rien fait et a tout bloqué. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et Dumont aurait eu de nombreuses occasions de revenir au PLQ, il ne l’a jamais fait et ce même s’il a longtemps été seul sur sa route. Dumont est d’abord une bête constitutionnelle, il ne faut jamais l’oublier.

Le fait est également que si Dumont peut aujourd’hui adopter la position du rapport Allaire, c’est surtout parce que le PLQ l’a abandonné depuis que Jean Charest en a pris la tête. Constitutionnellement, en fait, le PLQ a tout abandonné depuis les échecs de Meetch et de Charlottetown et ce parce qu’au fond il n’était pas prêt à assumer sa position jusqu’au bout : en cas d’échec, les libéraux n’étaient pas prêt à faire un référendum sur la souveraineté. Le PLQ a été poussé dans la câbles et s’est enfui. Mario Dumont, lui, a quitté en colère parce que son parti se défilait. En fait, la seule véritable nouvelle position constitutionnelle sur la scène politique québécoise, celle qui est apparue récemment est celle du PLQ : le statut quo

Alors, finalement, l’autonomisme est-ce vraiment une troisième voie ? Bien sûr que non, c’est simplement la position du PLQ du début des années 90, mais qui, cette fois, semble être adopté par quelqu’un qui irait jusqu’au bout. Donc en un certain sens, Dumont est fédéraliste parce qu’il privilégie d’abord une entente avec le Canada. Cependant, il n’éprouve pas de problème avec l’idée de souveraineté et serait tout à fait disposé à la faire si elle devenait encore une fois le seul chemin possible. Au fond tout cela tient en une seule question : croit-on que le Canada est réformable ? Si oui alors Dumont est un fédéraliste, si non alors il est souverainiste. Et qu’en pense Mario Dumont ? Je crois qu’il a depuis très longtemps perdu sa naïveté.

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Le PQ a-t-il prit la bonne décision ?

Publié par quebecpol sur juin 1, 2007

La décision du Parti québécois dans la récente « crise du budget » telle qu’elle fut nommée par les médias n’est pas complètement étonnante. La question maintenant est la suivante : était-ce la bonne décision ?

Première chose, quoiqu’on en dise, le PQ n’a aucun intérêt actuel à provoquer des élections, au mieux il deviendrait l’opposition officielle avec quelques comptés de plus que le PLQ (tel que ma prévision actuelle l’annonce, voir dans la section « Prévision »), au pire il demeurerait la deuxième opposition derrière le PLQ comme opposition officielle. Certains ont affirmé que d’obliger Mario Dumont à subir « le test du pouvoir » permettrait de dégonfler « la bulle » de l’ADQ et à long terme servirait le PQ. Je ne crois pas à cela, il y a longtemps que la montée de l’ADQ est dans l’air, pas plus tard qu’en 2003 les sondages nous révélaient déjà cette tendance possible. Des sondages internes du PQ que j’ai moi-même analysés datant de cette non si lointaine époque où le PQ était encore au pouvoir le révélaient : les Québécois aiment Mario Dumont. Lors de la dernière élection, ils ont simplement passé l’acte. Bien sûr, le pouvoir « teste » et entame la popularité politique, mais très rarement au point de mettre à mort un parti.

N’oublions pas, malgré que Pauline Marois sera de toute évidence chef du PQ d’ici quelques semaines, le parti n’a toujours pas de chef et même si les fameux sondages sont très favorables à madame Marois, ils ne veulent pas dire grand chose pour l’instant et ce pour la simple raison que son leadership n’est encore qu’hypothétique pour les Québécois. En d’autres mots ils ne l’on pas vu à l’oeuvre. J’ai un très sérieux problème avec les sondages hypothétiques (voir à ce titre mon article dans la section « Approndir »).

Le but du PQ était donc de provoquer quelque chose, de démontrer qu’il est toujours là, d’avoir de la visibilité médiatique et de mettre au jour sa crédibilité en tant que force politique. Malgré que nous pouvons aisément qualifier les « gains » de « peanuts » dans un budget, il reste que la mission est symboliquement accomplie, le PQ a obligé le gouvernement à bouger. Faire un tour du chapeau ici aurait été très difficile, le PQ a marqué un but dans une partie qui finalement s’avèrera sans importance, mais ça reste un but.

Le PQ n’avait pas avantage à provoquer des élections, pas plus que le PLQ. Et malgré les sondages qui lui sont favorables, je ne crois même pas que l’ADQ y avait vraiment avantage non plus. « Les Québécois ne veulent pas d’élections » ne constitue qu’une excuse bidon, les gens ne veulent jamais d’élection, c’est une corvée à laquelle ils consentent de participer, par nécessité, une fois sporadiquement, mais quand il y a élection, quoi qu’on en pense, beaucoup de gens se déplacent quand même.

Je crois donc que le PQ a réussit à se sortir d’une situation difficile avec beaucoup de tact. Il ne fera pas de gains avec cela, mais au moins il s’assure de ne rien perdre.

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