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Nouvelle prévision, sondage Crop du 29 mai 2008

Publié par quebecpol sur mai 30, 2008

La nouvelle prévision se basant sur le sondage Crop du 29 mai 2008 prédit un gouvernement minoritaire linéral… il ne manquerait au PLQ que 2 sièges pour obtenir la majorité. Mais attention, la lutte est extrêmement chaude, dans 23 comptés l’écart entre le vainqueur et le second serait de moins de 5%, et dans 6 comptés l’écart entre les 3 partis serait de moins de 5%!

Voir dans l’onglet prévision

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Correction de la prévision

Publié par quebecpol sur septembre 1, 2007

Veuillez noter qu’une correction de la dernière prévision à été faite aujourd’hui.

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Analyse du sondage Crop/La Presse du 29 août 2007

Publié par quebecpol sur août 30, 2007

Voilà que l’automne arrive à grands pas et avec lui la nouvelle année politique qui débute. Avant que ne recommence la joute, un état de la situation s’impose, d’autant que nous sommes en situation de gouvernement minoritaire et qu’en ce sens nous aurons certainement droit à du jeu robuste. Le dernier sondage Crop/La presse du 29 août dernier peut ici nous y aider. Je vous propose donc ici mon analyse des résultats de ce dernier sondage.

Veuillez noter que dans cet article, les chiffres desquels sont issus les différents graphiques émanent de ma propre répartition des indécis que j’ai fais à partir du dernier sondage Crop. Ne soyez donc pas étonnés de ne pas y voir de concordance directe. J’expliquerai cette problématique davantage à la fin de l’article.

Le PLQ au plus bas

Le premier élément à mentionner, c’est d’abord que la tendance se confirme pour le PLQ, il a atteint les bas-fonds et il semble être parti pour y rester. Il ne faudrait pas s’attendre à ce que la parti descende encore, je crois qu’il a atteint sa base minimale, mais il n’en demeure pas moins que la situation est pour le moins critique pour le parti, d’autant que rien ne nous laisse croire qu’il pourrait entamer une remontée.

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Si nous observons le graphique ci-haut, dans lequel les lignes pointillées représentent la marge “d’erreur de l’élection”, c’est-à-dire la marge dans laquelle le PLQ devrait se trouver dans les sondages (d’une marge d’erreur de + ou - 3 %) si l’intention de vote des électeurs n’avait pas changé depuis l’élection, on remarque qu’il se situe sous cette marge depuis maintenant trois sondages. Ainsi, nous pouvons affirmer avec beaucoup de confiance que le parti à réellement baissé dans l’intention de vote et ce substantiellement. Nous pouvons aussi dire que le PLQ est très certainement en troisième position présentement.

La lutte entre le PQ et l’ADQ

Un autre élément qui se confirme dans ce sondage c’est la remontée du PQ et la stabilisation du vote de l’ADQ.

D’abord, on note que, tout comme lors du dernier sondage du 27 juin, le PQ se situe légèrement au-dessus de sa marge d’erreur de l’élection. En ce sens, nous ne pouvons pas affirmer qu’il soit réellement en ascension depuis l’élection, mais avec maintenant deux sondages qui le placent à cet endroit, nous pouvons croire que le parti a probablement fait des gains.

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Quant à l’ADQ, la situation est semblable à celle du PQ.

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Tout le problème actuellement est de savoir lequel des deux partis est en avant de l’autre. Personnellement, je crois qu’ils sont actuellement à quasi égalité. Une chaude lutte s’annonce donc pour les votes francophones!

Le problème de la répartition des indécis

Le plus grand problème actuellement pour celui qui tente d’analyser les sondages consiste en la répartition des indécis. Les différentes maisons de sondages ont l’habitude de les répartir proportionnellement aux résultats du sondage. Ainsi, dans un sondage ou le Parti P aurait eu 50 % des intentions de vote, on lui attribut 50 % des indécis, et ainsi de suite pour les autres partis. La raison pour laquelle les différentes firmes utilisent cette méthode est simplement parce que c’est celle qui implique le moins de travail sur les données recueillies. Non pas que le travail leur fasse peur et que les sondeurs soient paresseux! C’est simplement que de l’idée de répartir les indécis autrement leur fait peur parce que cela implique de “bidouiller” avec les données et que cela oblige à sortir de la simple logique mathématique pour y faire entrer de l’analyse sociologique et politique, ce qui implique une possibilité d’erreur en apparence plus grande.

Pour ma part, si je respecte et comprends cette décision des firmes de sondages, j’ai choisi pour différentes raisons de ne pas répartir les indécis de cette manière. Si vous avez lu le deuxième texte sur la théorie des sondages, vous comprenez l’origine de ce que l’on appelle “la prime à l’urne”, qui jusqu’à tout récemment favorisait les libéraux. Je vous ai expliqué que ce phénomène s’explique par les indécis : les électeurs libéraux étaient plus nombreux à se dire indécis que les électeurs péquistes et nous observions donc que le PLQ obtenait toujours des résultats légèrement supérieurs à ce que lui prédisaient les sondages. Le fait est qu’il ne faut pas comprendre ce phénomène comme quelque chose de figé, de coulé dans le béton. Il faut voir que dans la société québécoise, un certain type de personnes sont plus hésitantes à divulguer leur intention de vote dans un sondage et qu’une proportion significative de ces personnes étaient jusqu’à maintenant des libéraux. Par ailleurs, ces personnes ne sont pas simplement réparties au hasard dans la société, elles ont des traits caractéristiques communs qui expliquent leur décision de se dire indécises afin de ne pas dévoiler leur véritable option politique.

Ici entre donc en jeu l’instinct de l’analyste politique. Malheureusement, je n’ai évidemment pas accès aux résultats complets des derniers sondages, je n’ai que ce qui a été publié dans les journaux avec cette petite nuance que j’ai pu avoir accès aux différents pourcentages d’indécis de chacun de ces sondages. Cependant, il est certain que dans tous ces questionnaires, certaines questions que nous appelons “socio-démographiques” ont été posées. Ce genre de questions réfèrent à, par exemple, l’âge, le sexe, le milieu de vie et le revenu des répondants. Ce genre de données me permettraient de dégager le type d’individus que nous pouvons appeler “discrets” (j’utilise ici la terminologie du Professeur Pierre Douilly de l’UQAM) et d’en tirer certaines conclusions avec plus de certitude. Ceci étant dit, en l’absence de telles données, l’instinct doit prendre le relève!

Le problème aujourd’hui est que, si nous prenons les résultats bruts (avant le répartition des indécis) du sondage Léger-Marketing s’étant déroulé tout juste à la veille de l’élection, il aurait fallu attribuer près de 60 % des indécis à l’ADQ pour avoir un résultat qui s’approchait de leur véritable score. La question est donc de savoir si la prime à l’urne favorise maintenant l’ADQ. Le chose fait du sens, car il est fort probable que les discrets soient des nationalistes non souverainistes vivant dans des milieux sociologiquement plus souverainistes. Ces individus auraient donc naturellement tendance à demeurer discret sur leur option politique parce qu’habitués à se voir isolé dans leur milieu. Par exemple, un fier Québécois fédéraliste au Saguenay aura appris très vite à ne pas parler de ses convictions et reproduira cette attitude même dans l’anonymat de l’entrevue téléphonique. Par ailleurs, vouloir voter pour un parti pour lequel on croit que peu de gens voteront porte à la discrétion. Ce deuxième phénomène explique certainement le résultat de l’ADQ par rapport à ce que prédisaient les sondages juste avant l’élection : beaucoup de gens voulaient voter pour l’ADQ mais plusieurs d’entre eux ne voulaient pas le dire parce qu’ils se croyaient un peu seuls à vouloir le faire et avaient peur de la réaction des autres.

Le problème maintenant, c’est qu’après le résultat de la dernière élection, il est peu probable que le fait de voter pour l’ADQ puisse être vu comme quelque chose de stupide qui porterait les gens à être discrets sur leur option. Autrement dit, il est peu probalbe qu’un individu songeant à voter pour l’ADQ se croit être à contre-courant. Donc, il est logique de croire que moins d’électeurs adéquistes aient peur de se dévoiler comme tels en se disant indécis. En ce sens, il faudrait accorder une moins grande proportion d’indécis à l’ADQ que ce qu’il aurait fallu faire juste avant l’élection.

Tout le problème est donc de savoir comment il faut répartir les indécis maintenant. Nous n’aurons de véritable réponse à cette question que lors de la prochaine élection, mais d’ici là, l’analyse de plusieurs sondages pourra nous donner des indices. Il faudra cependant attendre d’avoir plus de coups de sonde pour s’en faire une idée.

Un chose est certaine, le PLQ est troisième. la question maintenant est de savoir qui, entre le PQ et l’ADQ, prendra la tête.

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L’intention de vote depuis l’élection

Publié par quebecpol sur juin 30, 2007

C’est maintenant officiel, ce que tout le monde savait depuis la volte-face de Gilles Duceppe est maintenant confirmé, Pauline Marois sera la prochaine chef du PQ. Les derniers sondages mettent le PQ en avance (Léger-Marketing : PQ 32%, ADQ 31%, PLQ 28% et Crop : PQ 29%, ADQ 28% et PLQ 27%), mais, par rapport aux marges d’erreurs, on ne peut pas encore dire que le PQ a beaucoup bougé depuis la dernière élection. Dans la figure ci-dessous, où les lignes pointillées représentent les marges d’erreurs de 3% par rapport au chiffre de la dernière élection, on peut voir que le PQ demeure à l’intérieur de cette marge dans les sondages (excepté pour celui du 31 mars qui, ayant été fait juste après l’élection m’apparaît être très douteux). Dans le dernier sondage du 27 juin, le PQ sort à peine de cette zone, mais n’oublions pas les marges d’erreurs de ce dernier sondage. Il nous faudra d’autres coups de sonde pour se faire une meilleure idée de la situation, mais il est possible que le PQ soit en légère ascension.

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Cependant, un élément notable des derniers sondages est l’état de l’intention de vote du PLQ. Dans le tableau suivant, semblable au précédant, on note que le parti libéral est sous sa fourchette de marge d’erreur de la dernière élection. La chose n’est pas complètement dramatique, dans la mesure où, compte tenu de la marge d’erreur des sondages, le PLQ pourrait bien se retrouver dans ce que nous appelons ici la « marge d’erreur de l’élection » (qui signifie ici la marge mathématique qu’un sondage devrait nous donner si rien ne bougeait depuis l’élection). Ce que je veux dire ici, c’est que le sondage nous donnant le PLQ à 28 %, la marge d’erreur du sondage étant de + ou – 3 %, le PLQ a 95 % des chances d’être « réellement » entre 25 % et 31 %. S’il est à 31 %, alors il demeure dans sa « fourchette de l’élection », mais une chose est certaine, le parti régresse dans l’intention de vote.

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Un autre élément auquel il faudra éventuellement s’attarder est ce qu’on appelle la prime à l’urne (j’ai donné quelques explications sur le phénomène ici, dans la portion « deuxième piège : les indécis). Normalement cela favorise le PLQ, mais je ne suis plus certain si c’est encore le cas. Il me faudra plus de sondages pour m’en faire une idée, mais il est possible que le chose s’applique maintenant à l’ADQ. J’écrirai certainement un article pour traiter uniquement de ce sujet quand la chose sera possible.

Finalement, en ce qui a trait à l’ADQ, on ne peut pas dire que le parti est en baisse dans l’intention de vote, mais on peut tout de même voir des derniers sondages que son appui s’est stabilisé. N’oublions pas que le sondage du 31 mars est à mon avis invalide, non seulement parce que le contexte dans lequel il s’est effectué a certainement joué, étant immédiatement après l’élection, mais aussi peut-être parce qu’il fait parti de ce 5 % de sondages à mettre aux poubelles (pour des explications là dessus, voir ici).

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Donc, présentement, ce que nous pouvons dire c’est que le PQ est en légère hausse, que le PLQ est en légère baisse et que l’ADQ ne bouge pas depuis l’élection. Il nous faudra encore d’autres sondages pour se faire une véritable idée et dire quelque chose avec plus d’assurance. Ceci étant, les luttes seront chaudes!

Maintenant, en ce qui a trait à « l’effet Marois », il est encore beaucoup trop tôt pour dire quoi que ce soit à cet égard, la population ne l’ayant pas encore vu l’oeuvre réellement en tant que chef du PQ. Encore une fois il nous faudra attendre, mais dès cet automne nous devrions pouvoir commencer à discuter sérieusement de ce qui risque de nous attendre.

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Le sondage Léger-Le Devoir

Publié par quebecpol sur mai 29, 2007

Hier Le Devoir publiait un sondage produit par Léger-marketing. Vous en avez certaiment entendu parler : ADQ 33 % PQ 30 % PLQ 28 %. Comme moi, vous vous êtes certainement demandé ce qu’un tel résultat donnerait en termes de répartition des sièges à l’Assemblée nationale. Voici ce que mon modèle prévoit : ADQ 51, PQ 39, PLQ 35.
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Ceci étant dit, il faut être particulièrement prudent dans l’interprétation de ce sondage, d’autant que les résultats y sont particulièrement serrés. Déjà qu’après la répartition des indécis (seuls chiffres que publie Le Devoir) les résultats sont chaud, on le remarque encore davantage lorsque l’on porte attention aux résultats « bruts » du sondage : ADQ 31 % PQ 27 % PLQ 26 %. Mathématiquement parlant, contrairement à ce que tous les médias ont dit, il n’est pas juste de dire que le Parti libéral est troisième et ce parce qu’il est dans la même marge d’erreur que le PQ, ce même après répartition des indécis qui m’apparaît particulièrement douteuse ici.

Dans un texte que je déposerai ici sous peu, je vous expliquerai très clairement ce en quoi la marge d’erreur consiste et surtout ce qu’elle signifie concrètement. Pour l’instant, comprenez simplement que, la marge d’erreur de ce sondage étant de plus ou moins 3 %, nous pouvons affirmer qu’il y a 95 % des chances que le résultat réel de l’ADQ soit entre 30 % et 36 %, que celui du PQ soit entre 27 % et 33 % et que celui de PLQ soit entre 25 % et 31 %. Notez que j’ai ici utilisé la répartition des indécis telle que faite par Léger-marketing, chose que je compte cesser de faire aussitôt que possible parce que je considère leur méthode imprécise. Ceci étant dit, ce qu’il faut retenir du sondage c’est que le PLQ a chuté dans l’opinion publique, nous pouvons l’affirmer parce qu’il n’est plus dans la marge d’erreur de ses anciens résultats.

Voilà, c’était ma première petite analyse. Je n’ai pas le temps d’en faire davantage pour aujourd’hui. Je termines simplement en vous mentionnant que vous pouvez consulter la méthodologie de mon modèle, aller voir en haut dans la barre de navigation. Notez aussi que je travailles actuellement à l’intégration d’un certain nombre de variables sociologiques afin d’affiner les résultats. Je n’en dit pas plus, si vous désirez faire votre propre modèle travaillez!

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